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GUIDE EXPERT · MARQUE BLANCHE

Café en marque blanche : comment faire torréfier son propre café

Par Esperanza Café · 4 min de lecture


Un café à son nom, servi dans son établissement ou vendu en rayon, n’est pas réservé aux grandes enseignes. Un torréfacteur peut produire un lot à votre marque dès lors que le besoin est cadré. Ce qui bloque le plus souvent n’est pas le volume, c’est le flou sur ce qui se décide, quand, et avec qui.

L’essentiel
La marque blanche consiste à faire torréfier et conditionner un café sous votre propre marque. Quatre décisions structurent le projet : le profil de café, le profil de torréfaction, le conditionnement et le rythme de production. Comptez une phase de dégustation puis une validation de maquette avant la première torréfaction.

Les quatre décisions à prendre

  • Le profil de café. Origine unique ou assemblage, lavé ou naturel, bio ou non. C’est ce qui détermine le goût et, en grande partie, le prix de revient. Une origine nommée se raconte mieux en rayon ou sur une carte qu’un assemblage anonyme.
  • Le profil de torréfaction. Le même lot torréfié pour l’espresso ou pour le filtre donne deux cafés différents. Cette décision doit partir de l’usage réel : votre machine, vos boissons, votre clientèle.
  • Le conditionnement. Format du sachet, valve de dégazage, étiquette ou impression directe, mentions légales obligatoires. C’est la partie la plus longue du projet, parce qu’elle fait intervenir votre graphiste et un fournisseur d’emballage.
  • Le rythme de production. Un lot torréfié d’avance et stocké coûte moins cher mais arrive moins frais. Mieux vaut des productions plus fréquentes et plus petites, calées sur votre écoulement réel.

Comment se déroule un projet chez nous

  • On cadre le besoin. Volume estimé, usage, positionnement, budget. Cette étape évite de faire goûter dix cafés qui ne correspondent à rien.
  • On vous fait goûter. Plusieurs profils sont préparés sur la méthode que vous utiliserez réellement. Goûter un café en filtre quand vous le servirez en espresso ne sert à rien.
  • On valide la maquette. Le visuel du sachet et les mentions obligatoires sont arrêtés avant toute production. Le logo AB impose d’afficher le numéro de l’organisme certificateur, Ecocert FR-BIO-01 pour nos lots.
  • On torréfie et on livre. La production est lancée sur le profil validé, puis les réassorts suivent votre rythme de consommation.
  • Un seul interlocuteur. Du premier appel à la livraison, c’est la même personne qui suit le dossier. Sur un projet où le café, l’emballage et la logistique se croisent, c’est ce qui évite les allers-retours.
Faut-il un gros volume pour faire du café en marque blanche ?

Non, il n’y a pas de volume plancher universel. Ce qui compte davantage est la régularité : des commandes régulières permettent de torréfier à la commande plutôt que de produire un gros lot qui vieillira en stock.

Combien de temps prend un projet de marque blanche ?

La torréfaction est rapide. Ce qui prend du temps, c’est la dégustation pour arrêter le profil et la validation de l’emballage, qui fait intervenir votre graphiste et un fournisseur de sachets.

Qui fournit l’emballage ?

Selon les projets, vous apportez vos sachets ou le torréfacteur les fait produire. Dans les deux cas, les mentions obligatoires sont vérifiées avant impression.

Peut-on faire du bio en marque blanche ?

Oui, à condition que le torréfacteur soit lui-même certifié. Le numéro de l’organisme certificateur doit figurer sur votre sachet au même titre que le logo AB.

À lire aussi : comment choisir son fournisseur de café bio et quel café servir selon son établissement.

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